Les banques françaises n’en ont pas fini

le 03/11/2011 L'AGEFI Hebdo

Amaigrissements. Les niveaux exigés tendent à leur donner raison : les banques françaises concernées auront augmenté leur capital dans les proportions attendues (voir le tableau) fin juin 2012. Ils sont en effet à mettre en regard avec les résultats nets de 2010 : 3,6 milliards d’euros pour BPCE, 3,9 milliards pour Société Générale et 7,8 milliards pour BNP Paribas. Alors que les banques estiment pouvoir engranger assez de bénéfices pour passer le cap, leur politique de dividende risque toutefois de faire polémique dans les semaines à venir. Coiffé de sa casquette de président de la Fédération bancaire française, Frédéric Oudéa a rappelé qu’il fallait rémunérer les actionnaires, même si les groupes conservent désormais en moyenne 70 % de leurs résultats. Trouvera-t-il des arguments pour défendre la distribution de bonus, également mise sur la sellette ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, cela ne remet pas en cause la cure d’amaigrissement des bilans dont les impacts seront détaillés par chaque groupe d’ici à la fin de l’année.

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