Les banques françaises jouent la prudence sur le crédit

le 16/05/2013 L'AGEFI Hebdo

Coût. L'activité des réseaux français continue de souffrir des taux bas, de la faible demande de crédits et de la hausse du coût du risque. Ce dernier reste « 

sous contrôle »,estime pourtant BPCE, et « stable » pour Société Générale - mais seulement comparéau quatrième trimestre 2012. Le premier relève « l’augmentation du risque sur les entreprises », la seconde pointe « les entreprises industrielles de taille moyenne ». Pour les particuliers, « la sinistralité reste faible », souligne la banque rouge et noire. Toutefois, comparé au premier trimestre 2012, le coût du risque augmente de 14 % chez LCL et de 21,4 % dans les caisses régionales du Crédit Agricole. Il fait même un bond de 48,3 % sur un an chez Société Générale. Seule la banque de détail en France de BNP Paribas peut se flatter d’un coût du risque « stable par rapport au premier trimestre 2012 » et « toujours à un niveau bas, à 22 points de base des encours de crédit à la clientèle ». Mais dans le même temps, la baisse de la production (comme dans la majorité des banques) commence à attaquer le stock : l’encours de crédits de BNP Paribas recule de 1 % d'un trimestre à l'autre et de 2,7 % sur un an.

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