Les banques françaises en mal de dépôts

le 09/05/2013 L'AGEFI Hebdo

Clientèle. Les banques françaises, qui publient leurs résultats trimestriels, vont devoir être de plus en plus transparentes sur la structure de leurs dépôts. Car si des progrès ont été accomplis dans bien des établissements pour se conformer aux nouvelles exigences de liquidité court terme (

liquidity coverage ratio, LCR), les principales difficultés évoquées par 59 banques de 11 pays européens résident dans leur« traitement », révèle une étude du cabinet Deloitte (voir le graphique). Certes, le comité de Bâle a repoussé à 2015-2019 la mise en place du LCR - afin « d’éviter des ajustements trop brutaux (…) pouvant avoir des répercussions négatives sur le financement de l’économie », rappelle Marc Van Caeneghem, associé de Deloitte - et accordé certains assouplissements. Mais tout l’art est de distinguer « les dépôts stables de la clientèle de détail bénéficiant intégralement d’un mécanisme de garantie, qui peuvent se voir appliquer un taux de fuite de 3 % (au lieu de 5 % précédemment) », qui font plutôt défaut aux banques françaises, « des dépôts sans relation opérationnelle [qui] se voient appliquer un taux de fuite de 40 % et même de 20 % lorsqu’ils sont entièrement couverts par un mécanisme de garantie qualifié, contre 75 % auparavant », souligne l'auteur.

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