Les banques espagnoles plient sous le poids des créances douteuses

le 03/05/2012 L'AGEFI Hebdo

Turbulences. Rien ne va plus au royaume d’Espagne. Le 26 avril, Standard & Poor’s a abaissé de deux crans la note de la dette souveraine du pays, à « BBB+ » contre « A ». L’agence a surtout tiré la sonnette d’alarme sur le secteur bancaire, jugeant que « les banques espagnoles pourraient devenir un fardeau pour l’Etat ». De fait, les établissements locaux ploient sous le poids des créances douteuses qui, en février dernier, ont atteint leur plus haut niveau depuis octobre 1994 à 143,8 milliards d’euros, soit 8,2 % de leurs encours de crédit. Les résultats trimestriels en portent d’ailleurs les stigmates. BBVA a ainsi vu son bénéfice net reculer de 12,6 % à 1 milliard d’euros, pénalisé par 1,1 milliard de dépréciations d’actifs. La deuxième banque espagnole a toutefois réussi à enrayer la progression des prêts douteux qui représentent 4 % de l’ensemble de ces prêts à fin mars, soit un niveau inchangé sur un an. Santander ne peut hélas pas en dire autant avec un résultat net en baisse de 24 % en raison de 3,1 milliards d’euros de provisions. Pire, la part de ses créances douteuses atteint 5,8 % de l’ensemble de ses prêts, contre 4,6 % un an plus tôt.

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