L’avis de... Eric Biernat, expert en m-assurance, et Jean-François Grang, responsable de l’offre mobilité chez Octo Technology

« Les banques doivent continuer à utiliser des processus matures »

le 26/05/2011 L'AGEFI Hebdo

Banques et assurances poursuivent-elles le même but à travers leurs applications mobiles ?

Les clients des banques utilisent fréquemment leurs applications mobiles pour réaliser des opérations quotidiennes : consulter leurs comptes, faire des virements… En revanche, en moyenne, un client déclare un sinistre à son assureur tous les quatre ans. Inutile donc de vouloir à tout prix faire entrer dans un smartphone les processus transactionnels habituels. C’est pourquoi les assureurs réfléchissent au développement d’applications en lien avec la prévention des sinistres ou avec le remboursement des dépenses de santé. Les banques, quant à elles, commencent à imaginer des applications en « B to B to C » (business to business to consumer, NDLR), c’est-à-dire dédiées à leurs forces de vente pour les aider dans leur relation client, sur mobiles ou sur tablettes.

La qualité des applications mobiles a parfois été négligée. Quelles solutions recommandez-vous pour l’améliorer ?

Ce n’est pas parce que l’on développe sur des supports innovants que l’on ne doit pas utiliser des processus matures. Les méthodes sont les mêmes que dans tout projet informatique : créer des composants réutilisables, faire des tests unitaires, d’intégration, d’interface graphique… et réaliser ces tests dans toutes les configurations : 3G, wifi, GPRS…

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