Les banques britanniques vont devoir sécuriser leurs activités de détail

le 14/04/2011 L'AGEFI Hebdo

Compromis. La Commission bancaire indépendante n’a pas été aussi sévère que prévu. Dans son rapport préliminaire, l’organe présidé par John Vickers ne retient finalement pas l’idée de scinder les activités de détail et de marchés des groupes bancaires britanniques. Ces derniers pourraient néanmoins devoir filialiser leurs banques de dépôt pour protéger les contribuables et l’Etat en cas de nouvelle crise. Cela augmenterait les coûts de financement des grands acteurs, comme HSBC et Barclays, d’autant que les banques systémiques se verraient appliquer un ratio de fonds propres durs de 10 %, soit 3 points de plus que le minimum requis sous Bâle III. La réforme vise aussi à accroître la concurrence dans les activités de détail. Lloyds, qui détient 30 % de parts de marché depuis la reprise de HBOS, pourrait devoir céder davantage d’agences que les 600 prévues.

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