L'avis de... Chris Kinder, analyste bancaire chez Threadneedle

« Les banques britanniques ont des niveaux de liquidité élevés »

le 22/09/2011 L'AGEFI Hebdo

Quels sont les risques pesant sur les banques de financement et d’investissement (BFI) dont les activités seront séparées d’une activité de dépôts ?

La filialisation des activités de réseau et de BFI telle qu’elle a été dessinée par le rapport Vickers a reçu l’adoubement du Trésor britannique, mais de nombreux points d’interrogation demeurent. Le coût de financement, en particulier pour les banques d’investissement, dépendra de la définition entourant cette notion même de ring-fencing, définition large ou plutôt étroite sur laquelle les banques vont débattre pendant de longs mois. Un financement croisé entre les BFI et les activités de dépôts est une possibilité. Mais si l’autonomie de financement des banques d’investissement est finalement l’option retenue, cela aura nécessairement une implication importante sur les coûts, qui se chiffreront alors en milliards de livres supplémentaires. Il est cependant difficile de donner une estimation exacte dans la mesure où les banques britanniques ont tout intérêt à majorer ce surcoût qu’elles pourront repasser sur leur client final. De ce côté-ci de la Manche, ce sont les banques dites universelles, à l’image de RBS, Barclays, HSBC mais aussi Standard Chartered qui risquent d’être les plus impactés par cette nouvelle réglementation.

Quel impact ce projet de réforme peut-il avoir sur la liquidité des banques ?

Les banques britanniques ont des niveaux de liquidité très élevés, conséquence d’un environnement réglementaire très strict. La diminution de financement en provenance des marchés monétaires américains n’a ainsi pas affecté les banques britanniques, ou simplement sur la réduction de la maturité de ces liquidités.

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