L'avis de... Stéphane Dalifard, associé spécialisé dans le domaine bancaire* chez Logica Business Consulting

« Les banques anglo-saxonnes ont plutôt investi dans l’externalisation »

le 27/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Quel est l’aspect le plus critique dans ces projets d’automatisation de back-office ?

C’est le côté transversal de ce type de projets. Enormément d’acteurs sont impliqués, qui réfléchissent chacun aux processus dans lesquels ils sont impliqués. Des bouts de workflow sont traités par différentes applications métier au sein du système d’information global. Dans une logique transversale, il faut réfléchir à la « désimbrication » de ces bouts de workflow pour pouvoir les traiter avec la nouvelle application mise en place. Au-delà de la technique, la gouvernance du projet est complexe avec des responsabilités au niveau de la maîtrise d’ouvrage dédiée au workflow, aux différents processus comme le crédit immobilier, la maîtrise d’œuvre des différents métiers….

Et cela nécessite-t-il une infrastructure novatrice ?

Absolument. L’application de workflow traverse de multiples applications hétérogènes, développées selon des langages de programmation différents, des architectures différentes (client/serveur, mainframe, web services…). Elle doit donc être en mesure de communiquer efficacement avec ces différents logiciels métiers, tout en s’appuyant sur un socle technique assez générique. Tous les cas de figure dans un processus doivent être paramétrables, autant que faire se peut pour minimiser les développements complémentaires.

Les banques françaises sont-elles en avance sur ce sujet ?

Oui, car les banques anglo-saxonnes ont plutôt investi dans l’externalisation de ces opérations de back-office avec des centres de traitement (BPO) en Inde par exemple. Mais externalisation ne signifie pas forcément automatisation. Et certaines banques étrangères, allemandes notamment, regardent avec beaucoup d’attention ces expérimentations françaises.

*Ayant pris part aux projets Orchestra et Virtuo

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