Les banques américaines sortent péniblement de la crise

le 27/01/2011 L'AGEFI Hebdo

Contraste. La déception est de rigueur à la lecture des résultats 2010 des banques américaines. Les principaux établissements du pays accusent un réel recul de leurs revenus, à l’exception de Morgan Stanley dont le produit net bancaire progresse de 35 %, porté par les bonnes performances de son pôle de gestion de fortune et de sa banque de financement et d’investissement. En revanche, tous les ténors du secteur ont enregistré une hausse sensible de leurs bénéfices, Citigroup renouant même avec la rentabilité après une perte de 1,6 milliard de dollars en 2009. Seule Bank of America fait figure de mauvais élève, creusant ses pertes en 2010 à 3,6 milliards d’euros, contre une perte nette de 2,2 milliards un an plus tôt. La faute à de nouvelles dépréciations d’actifs pour un montant total de 12,4 milliards de dollars. Goldman Sachs n’est guère mieux lotie, accusant une chute de 37 % de son résultat net. La banque d’affaires pâtit principalement de mauvaises performances dans le trading et de la limitation imposée par la réglementation de l’activité de trading pour compte propre.

A lire aussi