Les banques américaines affichent un bilan en demi-teinte

le 24/01/2013 L'AGEFI Hebdo

Robustesse. Les banques américaines font de la résistance. Malgré les scandales, les procès et la crise économique, les ténors du secteur ont démontré en 2012 leur capacité à dégager de juteux profits. La palme revient à Goldman Sachs dont le bénéfice net annuel a quasiment triplé en un an, porté par la maîtrise de ses coûts et une activité pour compte propre en pleine expansion. Cette dernière a engrangé près de 2 milliards de dollars de revenus en 2012, en hausse de 126 % sur un an. JPMorgan n’est pas en reste. Malgré 6,2 milliards de dollars de pertes liées à l’un de ses

traders à Londres (lire « Au passif »), l’établissement a dégagé un profit record à 21,3 milliards (+12 % par rapport à 2011). Une performance à mettre au crédit des revenus issus du crédit immobilier qui ont crû de 51 % sur le seul dernier trimestre. Toutes les banques ne sont toutefois pas logées à la même enseigne. Pénalisées par des charges exceptionnelles liées à leurs excès passés sur le marché immobilier, Bank of America et Citigroup ont déçu les marchés avec des bénéfices nettement en deçà des attentes au quatrième trimestre. Pire, Citigroup a conclu l’exercice 2012 avec un résultat net annuel en chute de 32 % sur un an.

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