Banque Populaire implante un outil de reporting en temps réel

le 04/10/2012 L'AGEFI Hebdo

Utilisant la technologie Teradata, sa nouvelle plate-forme décisionnelle sert ses objectifs de conquête et de fidélisation des clients.

Aujourd’hui, nous travaillons à la mise à disposition de tableaux de bord dynamiques, permettant des requêtes directes sur la base de données pour l’ensemble des conseillers du réseau Banque Populaire, avec un potentiel de 25.000 utilisateurs », annonce Frédéric Leblond, responsable de la maîtrise d’ouvrage décisionnelle d'informatique Banque Populaire.

Jusqu’à présent, l’informatique décisionnelle du groupe Banques Populaires fonctionnait plutôt par batch (traitement de sauvegarde différé la nuit généralement, NDLR) avec l’accès à des états (rapports) prégénérés. A terme, les utilisateurs pourront directement faire leurs requêtes sur la base de données et générer des états dynamiques. L’objectif est de gagner en réactivité, de donner l’accès au détail de l’ensemble du portefeuille, de fournir plus de données sans obliger les utilisateurs à compulser plusieurs rapports et d’améliorer la navigation. « Par exemple, il sera possible d’obtenir, de façon dynamique, le détail de la collecte pour un produit d’épargne donné sur les trois premières semaines de l'année, de visualiser les clients qui ont le plus contribué à cette collecte », détaille Frédéric Leblond. Les états dynamiques, appelés également vues métiers, ainsi générés permettront de répondre aux ambitions stratégiques du Groupe BPCE en matière d'approche commerciale axée sur la conquête et la fidélisation des clients.

Le projet a débuté en 2011 et devra être finalisé d’ici à la fin de l’année dans sa première phase. Celle-ci concernera environ 80 % des conseillers, s’occupant du grand public et des professionnels. « En 2013, nous avons pour objectif d'étendre le programme aux collaborateurs s’occupant des entreprises » prévoit Frédéric Leblond.

Trois grands chantiers

Ce projet s’inscrit dans le prolongement du travail de rénovation et d’amélioration du système d’information décisionnel entrepris dès 2002. En 2005, décision est prise de migrer vers une plate-forme reposant sur un entrepôt de données unique pour pallier des problèmes de performances. C’est la technologie Teradata, éditeur spécialiste des très grosses bases de données relationnelles, qui est retenue, avec Cognos pour la restitution et Genio pour l’alimentation de l’entrepôt de données. Un entrepôt de données unique pour l’ensemble des 22 entités du groupe Banque Populaire, mais laissant à chacune d’elles la main sur la gestion et la visualisation des données produites. Il permet une grande couverture fonctionnelle comme le CRM (gestion de la relation client), la lutte contre le blanchiment d’argent, le commercial, la gestion des risques, la gestion de la conformité (Bale II…). Mais pour ce nouveau projet, il a fallu travailler sur trois grands chantiers : un travail sur les règles de gestion et les règles métier, une urbanisation des socles de données, et enfin, un travail sur l’architecture de la partie concernant le reporting. Le travail sur les règles métiers a impliqué un processus coopératif, long et compliqué. En effet, il a fallu que tout le monde se mette d’accord pour transcrire en informatique des questions telles que « comment restituer l’activité des entrepreneurs individuels ou artisans, à la fois en tant que clients particuliers et/ou professionnels ? ». Entre avril 2011 et décembre 2012, ce sont plusieurs centaines de règles qui ont ainsi été formalisées. Le second chantier a consisté à créer des « magasins de données » métiers à l’intérieur de l’entrepôt de données unique Teradata. Banque Populaire a mis en place une architecture applicative assez classique avec trois couches (voir le schéma) : la première accueille et transforme les données ; la deuxième permet une modélisation normalisée pour l’ensemble des données de détail ; enfin, une dernière couche est dédiée au prétraitements et à la mise à disposition des informations pour les différents besoins métiers, les fameuses vues métiers. Sur ces magasins de données viennent alors se connecter les différentes applications décisionnelles : reporting commercial, suivi rentabilité, simulation opportunités commerciales…

« Par ailleurs, nous voulons rationaliser notre système d’information décisionnel, avec de la veille, notamment pour le choix de nouveaux outils dans le domaine de l'analyse exploratoire », précise Frédéric Leblond. Les usagers sont de plus en plus exigeants, demandent des outils de plus en plus puissants et réactifs. En outre, nombre de métiers sont aujourd’hui concernés par le décisionnel, métiers qui n’ont pas forcément l’habitude de manipuler des données. Le choix de ce nouvel outil est imminent.

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