Axa ne peut se départir de la volatilité des marchés

le 23/02/2012 L'AGEFI Hebdo

Mitigé. Résistance et solidité. Tels ont été les maîtres-mots d’Henri de Castries, PDG d’Axa, lors de la présentation des résultats 2011 de son groupe. La réalité est plus nuancée. Certes, l’assureur a vu son résultat net bondir de 57 % sur un an. Mais cette performance a été dynamisée par 2,3 milliards d’euros de plus-values de cessions. Surtout, son résultat courant a accusé une baisse de 14 %, plombé par 308 millions d’euros de dépréciations sur son portefeuille actions et 387 millions d’euros de provisions liées à son exposition à la dette grecque. Pire, Axa a surpris son monde en annonçant une dépréciation de 943 millions d’euros sur son portefeuille de variable annuities aux Etats-Unis. La compagnie a surtout connu une année 2011 particulièrement difficile sur le terrain de l’assurance-vie. Si sa collecte nette reste positive à 3,3 milliards d’euros, elle est cependant en chute de 61 % sur un an. Le second semestre s’est même soldé par 300 millions d’euros de sorties de capitaux, la collecte ressortant à zéro en France, son premier marché.

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