Les assureurs absorbent le problème grec

le 15/03/2012 L'AGEFI Hebdo

L’accord européen d’échange sur la dette grecque ne devrait plus être un fardeau pour les assureurs. Telle est l’analyse de Fitch Ratings qui rappelle que tous les acteurs ont passé d’importantes dépréciations sur leur portefeuille - conformément au prix de marché - dans leurs comptes 2011. « Il est peu probable qu’ils encourent d’autres pertes provenant de l’échange de dette, qui a été largement soutenu par le secteur », juge Federico Faccio, analyste au sein de l’agence de notation. De fait, comme l’observe Fitch, les obligations grecques sont inscrites dans les comptes des assureurs à une valeur comprise entre 20 % et 25 % de leur coût historique, après les importantes dépréciations réalisées par les compagnies. Si les ténors du secteur tels Axa, Allianz, Generali ou encore Munich Re détiennent encore des titres grecs, ces investissements demeurent faibles par rapport à l’ensemble de leur portefeuille. « Nous estimons que le secteur dans son ensemble serait capable de s’en sortir avec une dépréciation complète de toute la dette souveraine grecque », estime même Federico Faccio.

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