Anticiper Bâle III

le 03/02/2011 L'AGEFI Hebdo

Le mois dernier, Rabobank se payait le luxe de défricher le terrain des nouvelles exigences réglementaires. Elle a émis pour 500 millions de dollars, rapidement placés, avec clause de write-down, une dette hybride compatible avec la doctrine du comité de Bâle. « Les investisseurs asiatiques adorent voir un émetteur très bien noté [AAA] avec un coupon de 8 % ou plus. Cela a soutenu l’émission de ‘cocos’ (‘contingent convertible capital’, NDLR) », explique Roel Barnhoorn. Au même moment, le président du comité exécutif Piet Moerland, qui pilote aussi en ce moment le lobby européen des banques coopératives (EACB) remportait une petite victoire à Bruxelles. Le commissaire au Marché intérieur Michel Barnier s’est en effet engagé récemment à « examiner comment le cadre de Bâle III s’appliquera en reconnaissant le capital des institutions européennes qui n’ont pas la forme de sociétés par actions, comme les coopératives, les mutuelles et les caisses d’épargne ».

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