Une alternative aux banques publiques russes

le 04/07/2013 L'AGEFI Hebdo

Avec Rosbank, deuxième banque à capitaux privés du pays (82,4 % Société Générale), derrière Alfa-Bank (détenue par le milliardaire russe Mikhaïl Fridman à 36,47 %) et à égalité avec UniCredit en total d’actifs (21 milliards d’euros), « Société Générale est un peu le dernier acteur étranger de taille au sein des grandes banques universelles de Russie », souligne Yoann Lhonneur, directeur associé de Devlhon Consulting. Depuis 2009, HSBC, Barclays et Rabobank sont sorties du pays, tandis que BNP Paribas a privilégié un accord avec Sberbank dans le crédit à la consommation plutôt que de développer un réseau. Le marché, pourtant constitué de près de 1.000 établissements, mais avec de nombreuses « boutiques », est en fait aux mains de groupes publics : VTB et Sberbank en détiennent environ 60 %, l’Etat contrôlant directement ou indirectement 55 % du PIB. Une différence fondamentale avec le Brésil, soulignée par Frédéric Oudéa, PDG de Société Générale, qui se dit toutefois « convaincu des atouts forts, tant au niveau local qu’international » de son nouveau dispositif en Russie.

A lire aussi