L'avis de... Renato Panichi, directeur Institutions financières de Standard & Poor’s en Italie

« Allouer plus de capital en Europe centrale et orientale »

le 31/03/2011 L'AGEFI Hebdo

Que reflètent les résultats 2010 d’UniCredit ?

Ces résultats mettent en évidence un niveau de rentabilité assez bas, même par rapport à l’année précédente où il était déjà en baisse. Ce recul de la rentabilité n’est néanmoins pas surprenant, car il était attendu, en particulier en Italie, où UniCredit suit la tendance générale. Deux facteurs pénalisent notamment les banques italiennes. D’une part, la réduction de la marge d’intérêts, qui avait déjà baissé en 2009, et d’autre part, le niveau encore élevé des provisions pour risque de crédit.

Qu’en est-il des activités à l’étranger ?

En Allemagne et en Autriche, les performances sont dans l’ensemble relativement satisfaisantes, même si là aussi les valeurs de rentabilité sont encore sous les niveaux d’avant la crise. En revanche en Europe de l’Est, les résultats diffèrent beaucoup selon les pays. A côté des bonnes performances réalisées en Pologne par exemple, d’autres pays ont créé des problèmes à UniCredit, comme l’Ukraine ou le Kazakhstan, touché par une importante crise bancaire liée à la crise de l’immobilier.

Que pensez-vous du nouveau management d’UniCredit ?

Il est encore trop tôt pour juger de la gestion de Federico Ghizzoni, qui est à la tête de la banque depuis seulement cinq mois. Il faudra voir sur pièce par rapport à la politique des coûts, aux prochains résultats et à la gestion du capital, le souhait de la banque étant d’allouer plus de capital en Europe centrale et orientale. Pour l’instant, je dirais qu’il n’y a pas d’élément de forte discontinuité par rapport au management précédent.

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