Alambique

le 21/02/2013 L'AGEFI Hebdo

Aux banques qui se plaignent de la centralisation du Livret A et du siphonnage de leurs dépôts au moment où les nouvelles réglementations se mettent en place, les pouvoirs publics leur répondent : actionnez le LEP. Mais le Livret d'épargne populaire, tombé en désuétude ces dernières années, a un double inconvénient. Il est rémunéré 50 points de base au-dessus du taux du Livret A et il ne peut être vendu qu'aux ménages faiblement imposables (un impôt sur le revenu inférieur à 769 euros, un niveau par ailleurs invérifiable en année n). Pour les banques, c'est un affront par ces temps de baisse des revenus réels des Français et de montée rapide du chômage d'un côté, de coût de la ressource déconnecté des taux courts très bas sur les marchés de l'autre. D'autant que depuis le début de la crise, elles ont passé leur temps à liquider le LEP dont l'encours est passé de 62 milliards d'euros en 2008 à 51 milliards fin 2012. Sans doute pour alimenter le Livret A banalisé...

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