A la recherche de la rentabilité

le 05/01/2012 L'AGEFI Hebdo

Par Amélie Laurin

Le rendement des fonds propres est désormais tabou. Crédit Agricole SA ne communique plus sur ce chiffre : à fin 2010, son RoE (

return on equity) plafonnait à 2,8 %, selon nos calculs (voir ci-contre). Celui de ses principaux concurrents européens oscillait alors entre 7 % et 15 %, deux fois moins qu’avant la crise de 2008. Seuls UBS et Santander communiquent des objectifs révisés à l’aune des normes de solvabilité et de liquidité de Bâle III, des nouvelles règles sur les dérivés et de la crise des dettes souveraines. Le premier prévoit un RoE de 12 % à 17 % d’ici à 2013 (au lieu des 15 % à 20 % visés jusqu’à présent), et le second 12 % à 14 %. Analystes et consultants sont plus pessimistes. Dans une étude publiée en septembre, McKinsey annonçait un RoE cible de 7 % pour les treize premières banques d’investissement mondiales, alors que les activités de marché étaient le traditionnel moteur de la rentabilité bancaire.

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