L’art de lier croissance, risques limités et solvabilité

le 03/04/2014 L'AGEFI Hebdo

Le risque ne paie plus. Toutes les banques l’ont intégré et ont agi en conséquence, plus ou moins vite. « Depuis le grand choc de l’été 2011 et la crise des souverains, les banques françaises – dont la valeur de marché était tombée à 60 % de leur valeur comptable – ont entrepris d’importants travaux d’adaptation de leurs bilans avec une augmentation de leurs fonds propres, l’arrêt d’activités, l’accent mis sur les dépôts et un grand nettoyage des 'goodwills' historiques », rappelle Fabrice Asvazadourian, chez Roland Berger. BNP Paribas a commencé à réduire ses risques pondérés (RWA) dès 2008, s’adaptant depuis aux exigences du Comité de Bâle. Il est aussi parvenu à un ratio common equity tier one (CET 1) de 11,7 % sur une base des risques pondérés Bâle 2,5 (directive CRD 3) de 560 milliards d’euros fin 2013 (552 milliards un an avant). Les analystes de Natixis soulignent que « 25 % [de la génération de capital entre 2013 et 2016, NDLR] seront alloués à la croissance des RWA (taux moyen annuel de 3 %) » et estiment que « l’excès de capital devrait atteindre 9 milliards d’euros en 2016 ». Si Thierry Grunspan, directeur chez Standard & Poor’s juge que « la restructuration est achevée » chez BNP Paribas, il est plus réservé sur la solvabilité à terme : « Nous communiquerons nos conclusions à l’issue de notre revue annuelle ».

A lire aussi