Les banques d'investissement à la diète

le 27/03/2014 L'AGEFI Hebdo

Les banques d’investissement vont devoir prendre des décisions difficiles dans les mois à venir, délaisser certains secteurs d’activité et réduire leurs bilans, pour restaurer leur profitabilité, indique le rapport 2014 « Wholesale and Investment Banking Outlook » co-publié par la banque Morgan Stanley et le cabinet Oliver Wyman. Au premier rang des banques les plus affectées figurent les banques européennes. La principale conclusion du document porte sur la nécessité de poursuivre la réduction de la taille des bilans de 8 % environ, soit 1.000 milliards de dollars (au cours des quatre dernières années, les bilans des banques ont été réduits d’un cinquième). Unreturn on equity(RoE) de 12 % à 14 % en 2016 est possible si les banques adoptent des changements drastiques dans les métiers du fixed income, des equities et du conseil et si elles arrivent à réduire les coûts, dans les domaines technologiques notamment. Le document met l’accent sur la faiblesse des revenus tirés des FICC (fixed income, currencies and commodities) qui comptent pourtant pour plus de la moitié des revenus des banques d’investissement. Un autre point faible est le ratio de levier qui, porté à 4 % ou 5 %, soit bien au-delà de ce qui est anticipé par les banques européennes, va entraîner de nouvelles anticipations de réduction des bilans. Le document estime que Deutsche Bank, Barclays, RBS, UBS et Credit Suisse ont perdu 5 % de parts du marché FICC en 2013 et qu’elles devraient en perdre de nouveau 3 % cette année, en particulier Deutsche Bank et Barclays.

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