Ukraine-Russie, les banques prises entre deux feux

le 06/03/2014 L'AGEFI Hebdo

Dans les premiers temps du conflit en Ukraine, BNP Paribas, Crédit Agricole ou Société Générale se sont montrés rassurants. Au regard de la taille de leurs activités, c’est le premier groupe bancaire français qui pouvait être considéré comme le plus exposé. Sa filiale UkrSibbank est l’une des cinq plus grandes banques ukrainiennes, avec un réseau de plus de 700 agences (bien que réduit depuis 2008). Néanmoins, c'est désormais la position de Société Générale, en Russie plutôt qu'en Ukraine, qui inquiète les marchés. Selon l’attitude de la république et de son dirigeant Vladimir Poutine face à l’Ukraine et en Crimée, les sanctions éventuelles à l’égard du pays auraient un impact certain sur Rosbank, la filiale russe du groupe de La Défense. Washington a menacé d'isoler économiquement la Russie au lendemain du vote de son Parlement donnant au président Vladimir Poutine le feu vert pour envoyer des forces armées sur le territoire de l'ancienne république soviétique.

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