Société Générale en bonne forme pour ses cent cinquante ans

le 20/02/2014 L'AGEFI Hebdo

Pour fêter ses cent cinquante ans, Société Générale fait bonne figure. La banque repose sur trois piliers : la banque de détail en France (60 % du capital alloué), la banque de détail et les services financiers internationaux, enfin les activités de banque de grande clientèle et solutions investisseurs. Frédéric Oudéa, son PDG, rappelle que cette simplification de l’organisation repose sur deux éléments

« au service des clients : les synergies et l’innovation ». Cela se traduira par la présentation de nouveaux objectifs, qui seront dévoilés le 13 mai. Le groupe a ainsi retrouvé la forme à la suite d’une sévère cure qui a fait fondre son bilan. Il arbore désormais un ratio common equity tier 1 Bâle III de 10 % et a remboursé les avances de liquidité de la Banque centrale européenne (LTRO). Il devrait atteindre un objectif de retour sur capital investi de 10 % en 2015, alors qu’il s’élève déjà à 8,4 % fin 2013. Société Générale va néanmoins continuer d’affiner sa silhouette là où « il est nécessaire d’adapter les métiers au nouvel environnement », souligne Frédéric Oudéa. La banque doit parvenir à alléger ses frais de 900 millions d’euros par an à compter de 2015 : 350 millions sont déjà assurés, avec 220 millions d’investissements. Après les fonctions centrales (600 postes supprimés), les réseaux voient leurs effectifs remodelés (près de 200 suppressions de postes sont prévues, mais 1.400 départs à la retraite sont aussi anticipés en 2014, nécessitant des embauches de jeunes diplômés). La banque a aussi transformé son profil de risques. « La gestion des actifs en extinction est derrière nous. Il ne reste plus que 700 millions d’euros en portefeuille qui n’auront pas d’impact sur le compte de résultats en 2014 », souligne le PDG. Ce titre sera-t-il encore longtemps celui de Frédéric Oudéa ? Alors que l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution remet en cause le cumul des fonctions, ce dernier souhaite un délai d’adaptation, voire « une dérogation »… Si cette dernière option n’était pas retenue, le conseil d’administration devrait lui conserver la direction générale. Reste à savoir si Anthony Wyand, son vice-président depuis 2009, prendrait une nouvelle envergure.

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