Pour la bancassurance, le risque associé aux fonds euros s'accentue

le 13/01/2015

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Une part d’UC en progression

Les auteurs rappellent que la part d’unités de compte demeure minoritaire mais que le flux de production progresse passant de 9 % durant les trois premiers trimestres de 2013 à 13,7 % à fin septembre 2014. « À cette date, le montant total souscrit depuis le début de l’année, net des rachats et autres prestations, atteint déjà 5,3 milliards d’euros après 3,3 milliards sur l’année 2013 », précisent-ils.

Des positions renforcées pour la bancassurance en assurance-vie

Selon la Banque de France, les six principaux groupes de bancassurance français concentrent « une très forte proportion » de la gestion du patrimoine financier des ménages. Ils rassemblaient ainsi, au 31 décembre 2013, 58,8 % des provisions mathématiques d’assurance-vie et 96,0 % des encours de placements bancaires, et, au 30 juin 2014, 53,7 % de l’encours des titres d’OPC émis en France.

Du 1er juillet 2013 au 30 juin 2014, ils ont attiré 63,6 % des flux nets sur les contrats rachetables, soit 8,9 milliards d’euros.

Un risque réel

Si la garantie du capital investi « contribue à la très large diffusion de ce support d’épargne en France », les auteurs soulignent qu’elle fait peser un risque financier sur l’organisme qui commercialise le contrat que les contraintes qui s’imposent à la gestion actif-passif ne permettent pas d’éliminer totalement. « Tant sous le régime de Solvabilité I que sous Solvabilité II, il en résulte donc une exigence en fonds propres a priori plus forte que pour les contrats en UC dépourvus de garanties complexes. En outre, en imposant le replacement des flux dans des titres obligataires à taux historiquement bas, elle fait peser un risque sur la rentabilité future des organismes ».

 

Source :
Banque de France
Langue :
France
Pages :
15

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