« Après Apple Pay, Boursorama va continuer à creuser son sillon sur le paiement »

le 16/03/2018

Benoît Grisoni, le Directeur Général de Boursorama, revient sur l'élargissement de gamme de la première banque en ligne française.

Consultation de Boursorama sur un téléphone. Photo: Pascal Sittler/REA

Vous venez de lancer l’utilisation d’Apple Pay pour vos clients. Les conditions de l’accord sont-elles les mêmes que pour la Société Générale, votre maison mère ?
Les conditions sont les nôtres, je ne les communique pas. Aujourd’hui, le paiement sans contact avec son mobile devient très pratique et très utilisé. Apple Pay va simplifier la vie de nos clients.

Boursorama est le treizième établissement à proposer Apple Pay en France : pourquoi avoir attendu si longtemps ? 
Il y avait des contraintes à la fois financières, techniques et contractuelles. Les attentes de nos clients varient également dans le temps. Selon moi, les Français ne sont pas encore totalement familiarisés avec ce mode de paiement. Boursorama a toujours été une banque 100 % digitale. On a développé plus de 500 fonctionnalités sur le site : Apple Pay est un élément important dans cet écosystème.

Quels nouveaux produits venez-vous de lancer et quels produits vous préparez-vous à lancer bientôt ?
Boursorama a doublé de taille en trois ans : on est passé de 600 000 à 1, 3 million de clients. Au cours des six derniers mois, nous avons notamment lancé l’offre Kador pour les 12-18 ans et une assurance auto facturée au kilomètre. Il s’agit d’un élargissement à la fois en termes de clients, de produits et de services. Dans les prochains mois, on va continuer à creuser notre sillon sur le paiement.

Avoir une gamme plus large est-il un bon moyen de faire la différence par rapport aux néo banques, qui ont encore des offres plutôt resserrées ? Ou bien est-ce un moyen de concurrencer vraiment les banques de réseau ?
La complétude de notre offre nous différencie des autres banques. Plus vous êtes diversifié, plus vos clients restent chez vous. Ce n’est pas parce qu’on est une banque en ligne qu’on n’a pas un objectif de rentabilité. Des acteurs intéressants arrivent sur le marché mais on est en concurrence avec tout le monde. Boursorama profite d’un phénomène : les Français consultent de plus en plus leur banque à distance.

A défaut de proposer tous les produits bancaires, les néo banques mettent l’accent sur la qualité de leur expérience utilisateur, comment traitez-vous cet enjeu ?
90% de nos clients sont prêts à recommander Boursorama Banque à leurs proches. Ce n’est pas parce qu’on est une banque qu’on n’est pas aussi un commerçant. Par conséquent, il faut que nos clients aient envie de revenir, que nos offres soient pratiques pour eux et qu’ils voient qu’on est parfaitement aligné avec leurs intérêts.

Comment Boursorama se prépare-t-elle à l’entrée en vigueur de la règlementation RGDP en mai prochain ?
Ce texte va apporter un certain nombre de précisions qui vont nous obliger à être en interaction avec nos clients sur des sujets de consentement. Cela va nous obliger à préciser les traitements que l’on fait, dans certains cas, des données de nos clients. C'est un aspect qui ne nous gêne pas dans la mesure où c’est ce que nous avons toujours essayé de faire chez Boursorama. Je ne vois pas de révolution majeure. 

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