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2018 : confiance ou complaisance ?

LYXOR ETF
le 15/01/2018

Après les performances exceptionnelles affichées par les marchés en 2017, cette tendance peut-elle se prolonger ? Dans un contexte où les pressions inflationnistes se renforcent, et où la normalisation des politiques monétaires est enclenchée, la réforme fiscale aux États-Unis ainsi que la croissance des investissements dans le monde pourraient toutefois créer de nouvelles opportunités. 2018 présente un environnement nouveau et une bonne préparation est plus importante que jamais.

2018 : confiance ou complaisance ?

Dans ce contexte, Lyxor ETF accompagne les investisseurs et continue de leur offrir tous les outils dont ils ont besoin, quel que soit leur scénario. Régis Bourget, Responsable Vente Institutionnelle Lyxor ETF pour l’Europe francophone, apporte un éclairage sur les marchés en 2018.

2018 : Peu à gagner, beaucoup à perdre… ou l’inverse ?

Dans quelle mesure les marchés peuvent-ils encore s’apprécier ? La dynamique de croissance semble solide et synchronisée mais, alors que les banques centrales s’apprêtent à arrêter leurs politiques d’assouplissement quantitatif, les actifs financiers donnent un sentiment de relative cherté.

La plupart des indicateurs de valorisation sont en moyenne plus élevés qu’au cours de la bulle Internet et de la crise des subprimes. Nous ne prévoyons pas de krach... du moins pas pour le moment. Pourtant, puisque les injections de liquidités s’arrêteront progressivement, l’heure n’est pas à la complaisance. Si l’année 2018 devrait bien démarrer, les divergences entre régions et entre classes d’actifs pourraient être progressivement plus marquées. 

Cinq thèmes principaux à explorer en 2018

1. Enfin une relance budgétaire !

À l’échelle mondiale, la réforme fiscale et l’augmentation du CAPEX constitueront des thèmes-clefs en 2018. Partout, les entreprises sont aujourd’hui davantage encouragées à investir une plus large part des liquidités qu’elles ont engrangées ces dernières années.

La réforme fiscale aux États-Unis devrait permettre aux actions de bien commencer l’année 2018. Elle devrait surtout bénéficier aux entreprises axées sur leur marché domestique, aux petites capitalisations, au secteur de la distribution, aux géants de la technologie et peut-être aux banques. Les pétrolières, l’automobile et les compagnies aériennes pourraient être également gagnantes. Toutefois, les entreprises surendettées auront à faire face à de nouvelles limites sur les déductions d’intérêts. Nous nous montrons par conséquent plus méfiants à l’égard des obligations à haut rendement américaines.

En Europe, la reprise de l’investissement devrait être plus cyclique. Les structures ont vieilli et, avec une accélération attendue de la demande, les entreprises devraient chercher à profiter du financement bon marché pour rafraîchir leurs capacités de production. Au Japon, des rumeurs indiquent que le gouvernement de Shinzo Abe préparerait une série de réformes fiscales visant à inciter fortement les entreprises à investir leurs liquidités. En Chine, les réformes axées sur l’environnement, l’augmentation du nombre de véhicules électriques et le souci accru de rentabilité devraient également favoriser le CAPEX.

Cette dynamique positive d’investissement pourrait profiter aux secteurs des matières premières (hors agriculture) et de l’infrastructure, ainsi qu’à ceux des matériaux, de la technologie et de la finance.

2. Normalisation monétaire et valorisations élevées

Les banques centrales apparaissent enclines à progressivement  réduire leurs politiques ultra-accommodantes. Jusqu’à présent la normalisation des politiques monétaires n’a étonnamment provoqué que peu de remous et les stratégies risquées restent pour l’heure attrayantes. Mais le moment est peut-être venu de positionner ses portefeuilles pour amortir l’impact de certains facteurs – tels qu’une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt, tels que des accès de volatilité sur les marchés et des fluctuations de change.

Si la normalisation monétaire venait déclencher une phase d’aversion au risque, nous nous orienterions vers les bons du Trésor américain à 10 ans, valeur refuge toujours très prisée, et les Bunds allemands. Le Japon offre également des perspectives attrayantes, du fait de sa politique monétaire accommodante. Sur le segment des actions, les stratégies dites de « minimum variance » pourraient avoir un rôle à jouer s’il s’avérait nécessaire de trouver un refuge.

Si les principales banques centrales semblent prêtes au resserrement monétaire,  un ralentissement de la croissance mondiale est toujours possible et mettrait un frein immédiat à la normalisation monétaire. Il a fallu une décennie aux grandes banques centrales pour apaiser l’économie mondiale : elles ne vont pas risquer de les compromettre en durcissant leurs politiques de manière excessive.

3. Des rendements obligataires qui devraient finir par augmenter...

Pour les obligations, les beaux jours sont peut-être terminés. Certains facteurs contribuant au maintien de taux d’intérêt bas subsistent mais l’économie mondiale n’a pas été aussi florissante depuis une décennie et la déflation ne présente plus une menace. Notre scénario de base envisage une augmentation des rendements obligataires à travers le monde … bien que nous n’anticipions pas d’implosion du marché. Dans ce contexte, nous préférons réduire l’exposition de nos portefeuilles à la duration. Nous préférons les actions aux obligations. Si l’on doit détenir des obligations souveraines, nous préférons les obligations des pays où l’inflation (ou la croissance) est moins susceptible de surprendre à la hausse, comme le Japon.

Les points morts d’inflation nous paraissent intéressants dès le début d’année aux États-Unis. Nous devrions ensuite, courant 2018, nous tourner vers des expositions liées à l’inflation de la zone euro.

Les obligations dont les coupons sont indexés sur les taux (floating rate notes) pourraient aussi aider à faire face à la menace d’une hausse des taux, tout comme les obligations à duration courte. Le crédit – notamment les obligations à haut rendement – paraît cher. Néanmoins, puisque la BCE continuera d’intervenir de manière significative sur les marchés au moins jusqu’en septembre, nous préférons les titres européens à leurs homologues américains.

4. Des progrès en Asie

Les marchés asiatiques hors Japon ont commencé à surperformer les marchés mondiaux l’année dernière, et les trois principaux indicateurs que nous suivons – bénéfices, valorisations et liquidité – restent au vert. La vigueur du commerce international et la stabilité des prix des matières premières devraient également jouer en leur faveur.

De plus, compte tenu des progrès structurels accomplis, nous restons optimistes à l’égard du Japon – d’autant plus dans la perspective du maintien pour quatre années supplémentaires de la politique économique menée par Shinzo Abe.

En Chine, nous pensons que la réforme des entreprises publiques et l’accent récemment mis sur l’environnement présentent des opportunités, tandis que la spécialisation économique du pays sur le secteur de l’informatique est un atout à long terme. À plus brève échéance, nous ne pensons pas que les actions chinoises réussiront à réitérer leurs excellentes performances de 2017 : un certain resserrement monétaire est en cours et modère les excès.

Les marchés émergents d’Asie devraient cependant prendre de la hauteur si le dollar repart à la baisse. Nous privilégions la Corée compte tenu des valorisations, de la forte hausse de la croissance des bénéfices et d’une tendance à l’amélioration en matière de gouvernance. Les marchés de l’ASEAN semblent également intéressants, notamment la Malaisie.

5. Exploiter les différences au sein d’une Europe à deux vitesses

Les doutes quant à la situation économique de la zone euro se sont dissipés. Mais les valorisations des actions européennes sont bien supérieures à leurs moyennes de long terme. Une approche sélective nous paraît donc particulièrement opportune en 2018.

Nous sommes positifs sur les actions françaises, compte tenu de la reprise générale et des progrès relativement sereins des réformes « Macron ». Les actions allemandes ne devraient pas non plus rencontrer trop de difficultés, notamment si une « Grande coalition » se traduit par une augmentation des dépenses publiques. En revanche, le ralentissement de l’assouplissement quantitatif de la BCE assombrit les perspectives de l’Italie et de l’Espagne. La crise en Catalogne est loin d’être terminée, et les élections générales italiennes approchent. La Grèce devrait également faire l’actualité en 2018, mais sur une tonalité plus positive. Le pays, dont le troisième plan de sauvetage se termine fin août, devra revenir sur les marchés obligataires cette année. Nous pensons qu’un rééchelonnement ou une annulation de la dette publique sera à l’ordre du jour de la réunion européenne du 29 juin.

Les actions du Royaume-Uni continuent de pâtir des tensions consécutives au Brexit. L’accord de divorce pourrait susciter un certain espoir, mais les complications liées à l’écriture d’un nouveau traité commercial assombriront l’horizon.

2018 : confiance ou complaisance ?

Si vous êtes un investisseur professionnel, pour en savoir plus et découvrir les ETF que vous pourriez considérer selon votre scénario en 2018, rendez-vous sur le site Lyxor ETF et accédez à nos contenus, brochures, vidéos, et plus…

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Ce document est un extrait de la brochure intitulée « 2018 : confiance ou complaisance ? » à l’attention des investisseurs professionnels, disponible sur le site Lyxor ETF. Ce document reflète les vues et opinions des auteurs à la date qui y est indiquée et ne traduit en aucun cas la position et les conseils officiels des auteurs ou de Lyxor International Asset Management. Par conséquent, il n’engage nullement la responsabilité de Lyxor International Asset Management ou de l’un quelconque de ses dirigeants ou employés.

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