L’économie française pourrait croître de 0,5% au troisième trimestre selon la Banque de France

le 09/08/2017

Ce dynamisme, qui se maintient depuis trois trimestres, permettait au Pib hexagonal d'augmenter d'au moins 1,6% en 2017.

La Banque de France a revu en forte hausse le « Basel gap », mais le HCSF relativise cette dérive apparente du crédit.
(Banque de France)

Le produit intérieur brut (Pib) pourrait progresser de 0,5 % au troisième trimestre 2017, soit le même rythme que celui enregistré lors des trois mois précédents, estime la Banque de France (BdF) dans son enquête mensuelle de conjoncture de juillet publiée ce mercredi 9 août.

L'enquête de la BdF pour juillet fait apparaître une hausse de deux points du climat des affaires dans l'industrie, dont l'indicateur s'établit à 105 contre 103 en juin et retrouve son plus haut niveau depuis six ans touché au début du printemps. Celui du secteur de services perd un point, à 99, repassant sous la barre de 100 pour la première fois cette année, et celui du bâtiment recule aussi d'un point, à 102.

Selon les chefs d’entreprise, la production devrait continuer à croître en août. L’enquête montre qu’en juillet la production industrielle a enregistré un rebond, après un mois de juin atone, particulièrement marqué dans les secteurs de l’automobile, du plastique caoutchouc et de la métallurgie.

Ce dynamisme est bienvenue pour la France qui pourrait voir son PIB croître d'au moins 1,6% cette année selon l'Insee, après 1,1% en 2016.  Si elle se concrétise, cette performance serait supérieure aux prévisions officielles de 1,5% cette année.

La croissance française bénéficie aussi du dynamisme de la croissance en zone euro. Le PIB des pays membres de la zone euro a progressé de 0,6% sur la période avril-juin.

Mais cette embellie ne doit pas cacher les difficultés économiques structurelles de la France comme le soulignait, début juillet, le gouverneur de la BdF.  "La France comme l'Europe connaissent un moment favorable" et "nous devons nous en saisir pour nous mobiliser collectivement et rattraper enfin les retards de la France", a-t-il dit lors de la conférence de presse de présentation de la lettre introductive au rapport annuel de la banque centrale adressée au chef de l'Etat et aux présidents des deux chambres du Parlement.

Si la croissance de la France s'améliore, elle reste à la traîne de la zone euro et doit donc combler des retards persistants : sa croissance potentielle trop basse, son taux de chômage structurel trop élevé et sa compétitivité insuffisante, reflétée par ses comptes extérieurs déficitaires. 

"Si la France n'inverse pas, dans les années qui viennent, sa longue dérive des finances publiques, elle s'exposera à un double choc négatif", de compétitivité et de souveraineté, note le gouverneur de la banque centrale française. Au-delà du rétablissement des finances publiques, François Villeroy de Galhau appelle aussi à "un effort massif et structuré" de simplification, à la fois sur le marché du travail et sur celui des biens et services. 

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