RBS échoue aux stress tests, devra renforcer ses fonds propres

le 30/11/2016

Royal Bank of Scotland perdait 2,18% en Bourse mercredi matin suite à cette annonce. La banque a annoncé qu'elle prendrait des mesures pour renforcer ses fonds propres.

RBS passe un accord avec les autorités dans le scandale du Libor. Crédit : Paul Thomas/Bloomberg News

Royal Bank Scotland devra renforcer ses fonds propres, ayant échoué à des tests de résistance pratiqués sur sept établissements britanniques, a déclaré la Banque d'Angleterre (BoE) mercredi matin. Après l'annonce de cet échec, l'action RBS perdait 2,18% à l'ouverture.

Ce troisième examen pratiqué par la banque centrale depuis la crise financière de 2007-2009 était le plus difficile, reposant sur des hypothèses de choc financier à la fois en interne et en externe. Barclays, qui n'a pas intégralement réussi ces tests, n'aura pas à soumettre de projet de levée de fonds parce qu'elle a déjà annoncé des mesures en ce sens, explique le Comité de politique financière (FPC) de la BoE, ajoutant qu'il en est de même pour Standard Chartered, qui a déjà des mesures en cours. HSBC, Lloyds Banking Group, Nationwide et Santander UK ont réussi les tests.

RBS a annoncé qu'elle prendrait des mesures à l'issue de ces tests, consistant en la vente de créances, en des réductions des coûts et d'actifs, et ajouté qu'il faudrait peut-être qu'elle aille au-delà pour combler son déficit de fonds propres. Le nouveau plan de capital de RBS a déjà été approuvé par l'Autorité de régulation prudentielle de la BoE, a précisé l'institut d'émission.

La BoE estime que, plus généralement, le niveau de capital du secteur bancaire britannique est satisfaisant, représentant l'équivalent de 13,5% des actifs pondérés du risque et le fait que RBS, Barclays doivent renforcer leurs fonds propres ne remet pas en cause ce constat d'ensemble.

La Banque d'Angleterre mettra en place l'an prochain une seconde batterie de tests en sus de son examen de santé du secteur bancaire devenu annuel. Ces nouveaux tests couvriront une période de sept ans, au lieu des cinq années des tests habituels, et examineront les possibilités d'"entraves graves" à la rentabilité.

Il se pourrait que les banques doivent modifier leur "business model" dans un contexte de taux d'intérêt ultra-bas appelé à durer et d'incertitude quant aux relations de la Grande-Bretagne avec l'Union européenne (UE) une fois qu'elle aura quitté cette dernière.

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