La BCE laissera ses taux inchangés sur une période prolongée

le 07/08/2014

L'institut d'émission de la zone euro a maintenu jeudi son principal taux d'intérêt à 0,15% malgré le ralentissement de l'inflation et la mauvaise conjoncture en zone euro

La BCE laissera ses taux inchangés sur une période prolongée

La Banque centrale européenne (BCE) a laissé inchangé ses principaux taux lors de sa réunion mensuelle, jeudi 7 août, en dépit d’un nouveau ralentissement de l’inflation en juillet en zone euro et du retour de la récession en Italie. Le taux d'intérêt sur les opérations principales de refinancement a été maintenu à 0,15%, celui de la facilité de prêt marginal à 0,40% et celui de la facilité de dépôt à -0,10%.

« Les taux d'intérêt de la BCE resteront au niveau actuel pendant une période prolongée », a précisé Mario Draghi, lors de sa conférence de presse.

Pour Howard Archer, chef économiste d’IHS pour l’Europe, les gardiens de l’euro ont signifié de façon claire qu’ils sont en mode attente pour les prochains mois, le temps que les mesures de juin produisent pleinement leurs effets. Ils devraient en particulier surveiller les retombées du programme de prêts ciblés à très long terme (TLTRO) qui doit permettre aux banques de se financer à des conditions avantageuses tout en les incitant à prêter davantage aux entreprises.

En juin la BCE avait aussi annoncé une baisse de son principal taux directeur, porté à 0,15%, son plus bas niveau historique, ainsi qu’une baisse de son taux de dépôt en territoire négatif, une première pour la banque centrale. En imposant une pénalité financière aux banques qui stockent leurs liquidités pour 24 heures auprès de la BCE, cette mesure devrait favoriser les prêts aux ménages et aux entreprises.

En juillet, l’évolution des prix en zone euro (+0,4%) a encore ralenti, atteignant son plus bas niveau depuis octobre 2009. Le taux de croissance des est resté pour le dixième mois consécutif sous la barre des 1%. Cette statistique est très éloignée de l’objectif de la BCE d’une inflation légèrement inférieure à 2% à moyen terme. Elle lui a notamment valu les critiques du chef du gouvernement français Manuel Valls qui a jugé, vendredi, la BCE «impuissante » face au risque de déflation.

bce 

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