La Société Générale augmente son bénéfice et sa provision pour litiges

le 01/08/2014

La banque française a enregistré une hausse de son bénéfice net de 7,8% à 1,03 milliard d'euros au deuxième trimestre et porte sa provision pour litiges à 900 millions d'euros

La Société Générale augmente son bénéfice et sa provision pour litiges

La Société Générale a enregistré une hausse de son bénéfice net de 7,8% à 1,03 milliard d'euros au deuxième trimestre, soutenu par ses principaux pôles que sont la banque de détail et la banque de financement et d'investissement, ses revenus enregistrant une baisse de 3,7% à 5,89 milliards.

La banque, qui mène actuellement un audit interne de ses transactions en dollar, a également décidé d'augmenter de 200 millions d'euros le montant de sa provision collective pour litiges afin de la porter à un total de 900 millions. L’audit doit révéler de possibles infractions à la législation américaine. Le 30 juin, BNP Paribas a accepté de s'acquitter d'une amende record de 8,97 milliards de dollars pour solder un contentieux avec les autorités d'outre-Atlantique qui lui reprochaient d'avoir contourné la réglementation sur les embargos édictés par Washington pendant plusieurs années.

Le résultat net de la Société Générale tient compte d'un gain de 210 millions d'euros lié à l'acquisition en mai de Newedge, spécialiste du courtage de dérivés dont le groupe a racheté au Crédit Agricole les 50% qu'il ne détenait pas encore en vue d'en faire un leader mondial des activités post-marché.

Sur le front russe, la Société Générale s’est gardée de livrer son analyse de la situation. La Russie, qu'elle considère comme l’un de ses grands marchés d'avenir, est frappée par un nouveau train de sanctions économiques internationales. Préoccupés par l'attitude de Moscou dans la crise ukrainienne, les Etats-Unis et l'Union européenne ont adopté mardi une nouvelle série de sanctions contre la Russie, où la Société Générale contrôle notamment presque 100% de Rosbank. Les mesures retenues prévoient la fermeture de l'accès aux marchés de capitaux de l'Union européenne des banques russes détenues par l'Etat et cibleront également le secteur de la défense et les technologies dites sensibles, notamment pour ce qui concerne l'exploration pétrolière.

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