Les notes des six plus grandes banques américaines mises en cause

le 23/08/2013

L'agence d'évaluation Moody’s a annoncé jeudi qu'elle pourrait abaisser les notes de quatre des plus grandes banques américaines et qu'elle s'interroge sur deux autres

Illustration: Fotolia

Moody’s a annoncé jeudi 22 août qu'elle envisageait d'abaisser les notes de six des plus grandes banques américaines et qu'elle s'interrogeait sur le sort de deux autres, arguant du moindre soutien du gouvernement à ces groupes en cas de nouvelle crise financière à l'avenir, explique l'agence d'évaluation dans un communiqué.

Moody’s a précisé examiner les notes des créances prioritaires et subordonnées des holdings de ces banques.

JPMorgan Chase, première banque américaine en termes d'actifs, dont la principale note se situe actuellement à A2, Wells Fargo, également notée A2, ainsi que les banques d'affaires Goldman Sachs (A3) et Morgan Stanley (Baa1) pourraient ainsi voir leur note abaissée à moyen terme.  Bank of America (Baa2), deuxième banque américaine, et Citigroup (Baa2) font également l'objet d'un examen de la part de Moody’s. Mais l'agence ne veut pas préjuger de la direction d'une éventuelle modification de leurs notes, celles-ci ayant été auparavant sous surveillance pour un éventuel relèvement. Moody’s rappelle que Bank of New York Mellon et State Street, dont les notes étaient préalablement examinées en vue d'un abaissement, sont également dans le collimateur.

L’initiative de Moody’s emboîte le pas à sa concurrente Standard & Poor’s qui a publié une annonce similaire en juin. La réforme de Wall Street introduite par la loi Dood-Franck interdit l’utilisation de l’argent des contribuables pour le sauvetage des banques en difficulté. Elle exige l’instauration d’une autorité de résolution pour intervenir auprès des établissements financiers avant qu’ils soient au bord du gouffre, ce qui signifie un risque de pertes pour les créanciers. « Au cours de l’année passée, nous avons vu des progrès vers l’établissement d’un cadre pour résoudre de manière crédible ces grandes banques systémiquement importantes, comme les qualifie Dood-Franck Act », a expliqué Robert Young, directeur chez Moody’s.

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