BNP Paribas à la recherche de relais de croissance

le 31/07/2013

La banque française, qui a enregistré une baisse de son bénéfice net de 4,7% à 1,76 milliard d'euros au deuxième trimestre, veut se renforcer en Allemagne et dans la gestion d'actifs

BNP Paribas à la recherche de relais de croissance

BNP Paribas a fait état mercredi

31 juillet d’un bénéfice net en baisse de 4,7% à 1,76 milliard d'euros au

deuxième trimestre, ses réductions de coûts n'étant pas encore parvenues à

compenser le ralentissement de la demande dans certains marchés. En revanche ses

provisions pour créances douteuses sont restées stables. Son produit net

bancaire a reculé de 1,8% à 9,92 milliards.

Sur le plan stratégique, la banque française a l’intention

de renforcer son activité de gestion d'actifs et d’étoffer sa présence en

Allemagne pour résister à l'atonie de certains de ses marchés européens. Au

premier trimestre, BNP Paribas avait déclaré vouloir croître en Asie et lancé, au deuxième, une nouvelle offre numérique (Hello Bank!) dans le cadre de son plan de

développement 2014-2016. Dans la gestion d'actifs, une activité qui génère des rendements jugés élevés

dans le contexte économique actuel, le groupe s'est fixé pour objectif de faire

progresser ses revenus de 10% au cours des trois prochaines années et de

collecter 40 milliards d'euros. En Allemagne, où la conjoncture affiche

actuellement les fondamentaux les plus solides de la zone euro, BNP se prépare

à recruter plus de 500 personnes d'ici à 2016, date à laquelle la société

espère porter ses revenus à 1,5 milliard d'euros.

 Toujours sous pression, les revenus de la banque de détail ont globalement progressé de 0,3% sur le trimestre à 3,97 milliards d'euros. En France, ils ont reculé de 1,6%. La division de banque d'investissement a continué de voir ses volumes s'effriter avec une baisse du PNB de 2,4% à 2,1 milliards. Philippe Bordenave, directeur général

délégué de BNP Paribas, prévoit que les perspectives d'évolution du coût du

risque au second semestre seront meilleures en France et en Belgique qu'en

Italie où le gouvernement s'attend à ce que l'économie se contracte de près de

2% en 2013. Au deuxième trimestre, le coût du risque est quasiment resté inchangé (+0,18%) à 1,1 milliard d'euros. 

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