BNP Paribas a enregistré un bénéfice meilleur que prévu au deuxième trimestre

le 02/08/2012

La banque a publié ce jeudi matin un bénéfice net de 1,85 milliard d’euros au deuxième trimestre 2012, en baisse de 13,2% par rapport à la même période un an plus tôt, mais supérieur aux attentes. Elle se dit confiante pour le reste de l'année.

BNP Paribas a enregistré un bénéfice meilleur que prévu au deuxième trimestre

BNP Paribas a publié jeudi un

bénéfice net de 1,85 milliard d’euros au deuxième trimestre 2012, en baisse de

13,2% par rapport à la même période un an plus tôt, mais supérieur aux attentes

(1,74 milliard d’euros). La relative stabilité des activités de banque de

détail a permis de compenser la baisse des revenus dans les activités de

marché. Par ailleurs les provisions pour pertes sur le crédit ont été moins

élevées que prévu et les charges de restructuration moins lourdes

qu'initialement anticipé. "Nous sommes très confiants pour la seconde

partie de l'année", a déclaré Jean-Laurent Bonnafé, le directeur général

de la banque, à Reuters Insider.

Sur le deuxième trimestre, les provisions ont baissé de près de

37%. Mais corrigé de l'impact l'an dernier des provisions faites sur la dette

souveraine grecque, le coût du risque progresse de 4,5%. A titre de comparaison,

la Société générale a fait état mercredi d'un résultat net de 433 millions

d'euros pour le deuxième trimestre, pénalisée par des dépréciations sur ses

filiales américaine et russe. Au début de la semaine, plusieurs banques

européennes (Deutsche bank, UBS, Société générale ...) ont affiché des

résultats affectés par la crise de la zone euro et l'atonie économique.

BNP Corporate and investment bank a subi l'impact des réductions

de coûts et de la volatilité des marchés  avec un bénéfice avant impôt en chute

de 40% et une baisse de un quart des revenus. La banque de détail a affiché un

bénéfice avant impôt en baisse de seulement 2%.

BNP Paribas, qui a comme d'autres banques européennes engagé un

vaste programme de réduction de la taille de son bilan et de restructuration de

sa banque de financement et d'investissement en raison des évolutions

réglementaires et de la crise, explique avoir d'ores et déjà réalisé à 90% son

plan. La facture de cette cure d'amaigrissement se révèle moins lourde que

prévu, à moins de 400 millions d'euros contre une estimation initiale de 800

millions.

A fin juin, le ratio prudentiel de fonds propres durs de la banque

("common equity tier 1") a atteint 10,9%, au-delà de l'objectif de 9%

fixé par l'Autorité bancaire européenne. Avec le renforcement de ses fonds

propres, BNP Paribas estime désormais qu'elle a presque atteint les exigences

de fonds propres imposées par les normes prudentielles dites de Bâle III,

"avec six mois d'avance".

Pour l’avenir, BNP Paribas prévoit que le coût du risque, qui

mesure le montant des provisions destinées à couvrir les pertes sur le crédit,

restera stable au cours des prochains trimestres en dépit de la dégradation de

la conjoncture économique. La banque souhaite plafonner son exposition aux dettes

souveraines à environ 10 milliards d'euros par pays pour tenir compte des

nouvelles règles prudentielles Bâle III, a expliqué Jean-Laurent Bonnafé. Il a

aussi indiqué que la banque excluait de se lancer dans des acquisitions en

raison du nouveau cadre réglementaire en gestation pour le secteur bancaire. 

Dans l'affaire des

manipulations du Libor, BNP Paris dit ne pas être impliquée et estime que les

régulateurs doivent changer son mode de calcul et le niveau de contrôle.

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