Les résultats trimestriels de la Société générale déçoivent

le 01/08/2012

Elle a subi une contraction de son bénéfice net plus prononcée qu'anticipé au deuxième trimestre avec une chute de 42% à 433 millions d’euros, attribuée aux dépréciations sur ses activités notamment en Russie et la gestion d'actifs.

Les résultats trimestriels de la Société générale déçoivent

La Société générale a subi une contraction

de son bénéfice net plus prononcée qu'anticipé par le marché au deuxième

trimestre avec une chute de 42% à 433 millions d’euros. La banque, la première

française à publier ses résultats, attribue le fort recul de son bénéfice aux

dépréciations sur ses activités notamment en Russie et la gestion

d'actifs. Par ailleurs, la SocGen, qui a pris d’importantes mesures pour faire

face à la crise de la zone euro depuis déjà plusieurs mois, entend désormais

ralentir le rythme de la réduction de la taille de son bilan.

La banque, qui

avait dû abandonner  il y a un an ses

objectifs financiers pour 2012 à cause de la crise de la zone euro, explique

dans un communiqué avoir passé des dépréciations de 200 millions d'euros sur sa

filiale américaine de gestion TCW et de 250 millions sur sa filiale russe

Rosbank. Sur la période, les revenus de la SocGen ont baissé de près de 4%

tandis que ses provisions pour risque de crédit ont reculé de plus de 30%.

"Nous en

sommes à près de 60% de notre programme de réduction de bilan dans la BFI

(banque de financement et d'investissement, NDLR), donc nous allons continuer à

réduire le bilan (mais) à un rythme moins soutenu", a déclaré Séverin

Cabannes, le directeur général délégué de la SocGen, lors d'une interview à

Reuters Insider. Au cours du deuxième trimestre, l'établissement bancaire a à

nouveau cédé pour 5 milliards d'euros d'actifs financiers, portant à plus de 21

milliards d'euros le montant des cessions réalisées depuis le mois d'octobre. Alors

que des sources proches du dossier évoquent une possible cession de la filiale

américaine de gestion d'actifs, Séverin Cabannes s'est refusé à tout

commentaire sur le sujet.

"Nous ne faisons

jamais de commentaire sur les rumeurs ni sur nos éventuelles cessions

d'actifs", a-t-il dit.

Pour les analystes, "la

rentabilité paraît durablement amoindrie en raison d'une persistance des

difficultés à l'international et des effets de la transformation de la

banque", relève Pierre Chedeville, analyste chez CM-CIC Securities. Emportée

l'an dernier dans une tornade boursière qui a provoqué un effondrement de sa capitalisation,

la Société générale a lancé, comme les banques européennes, une vaste

restructuration de sa BFI, entraînant près de 1.600 suppressions de postes. Interrogé

sur de nouvelles mesures de réduction des effectifs, Séverin Cabannes a estimé

qu'il était encore "trop tôt pour en parler". Il a également souligné

qu'il était difficile à ce stade de faire des prévisions de résultats pour le

reste de l'année.

La Société générale, dans son

communiqué, indique être confiante dans sa capacité à atteindre un ratio de

fonds propres "core tier one" compris entre 9% et 9,5% à l'horizon de

fin 2013 selon les nouvelles normes prudentielles de Bâle III, et ce sans appel

au marché.

A propos du

scandale des manipulations du Libor dans lequel la presse a cité le nom de la banque,

celle-ci a indiqué qu’elle coopère avec les autorités de régulation au sujet

des enquêtes menées non seulement sur le Libor mais aussi son équivalent de la zone euro,

l'Euribor.

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