BNP Paribas va lever 4,3 milliards d’euros et rembourser l’Etat

le 29/09/2009

BNP Paribas va lever 4,3 milliards d’euros et rembourser l’Etat

Dans un communiqué, la banque, dont le Conseil d’administration s’est réuni le 25 septembre, a annoncé qu’elle allait rembourser dès octobre les 5,1 milliards d’euros d’actions de préférence souscrites le 31 mars par l’Etat français, et  lui verser une rémunération de 226 millions d’euros calculée sur sept mois. Ce remboursement sera financé par « une augmentation de capital de 4,3 milliards d’euros, combinée à la création de fonds propres résultant notamment du paiement du dividende en actions (0,75 milliard d’euros) et de l’augmentation de capital réservée aux salariés (0,26 milliard d’euros) ». «Cette opération combinée, relutive d’environ 8,4% sur le bénéfice par action ordinaire, a un impact marginal sur le ratio Tier 1. La parité s’établit à 1 action ordinaire nouvelle pour 10 actions ordinaires existantes avec un prix de souscription de 40 euros par action ordinaire nouvelle», a précise l'établissement.

Compte tenu de l’évolution de l’environnement et des bonnes performances de BNP Paribas, cette intervention n’est « plus nécessaire », explique l’établissement, qui assure que sa solidité financière lui permet de « jouer son rôle au service de l’économie en France comme dans ses autres grands pays d’implantation ».

A l’issue de l’opération BNP Paribas disposera de 59,4 milliards d’euros de fonds propres Tier one. Son ratio Tier one sera d’ailleurs supérieur à 9 % (pro forma au 30 juin).

Par ailleurs, la capacité bénéficiaire du groupe (résultat net de 3,2 milliards d’euros au 1er semestre 2009) et la génération organique de fonds propres en résultant lui assurent le maintien de marges de manœuvre financières adaptées à la poursuite de son développement dans un contexte d’exigences de capital renforcées, souligne la banque.

 BNP Paribas a en outre réaffirmé l’intégralité des engagements juridiques et moraux qu’elle a pris vis-à-vis de la collectivité dans le cadre du plan gouvernemental, à savoir le soutien à l’économie par le crédit aux entreprises et aux particuliers, l’application rigoureuse des nouvelles règles de rémunération des opérateurs de marché adoptées en février et août 2009 (gouvernance, transparence, rémunérations variables différées, malus…), ainsi que la renonciation des mandataires sociaux à leur participation aux plans de Stock Option attribuées en 2010.

A lire aussi