UBS affiche une perte de 8,1 milliards de francs au quatrième trimestre

le 10/02/2009

UBS affiche une perte de 8,1 milliards de francs au quatrième trimestre

La banque suisse a annoncé ce matin une perte nette, plus marquée que prévu, pour ses activités poursuivies de 8,1 milliards de francs suisses (5,34 milliards d'euros) au quatrième trimestre 2008, après une perte de 12,97 milliards à la même période de l'exercice précédent.

Sur l'ensemble de l'exercice écoulé, la perte s'est élevée à 19,7 milliards de francs, un record dans l'histoire économique et financière suisse, après celle de 5,25 milliards enregistrée l'an dernier, indique le numéro un de la banque en Suisse dans un communiqué de résultats.

La perte de trading au dernier trimestre s'est élevée à 8,8 milliards de francs. Au terme de l'exercice écoulé, le ratio BRI 1 s'élève à 11,5%.

Les sorties nettes d'argent ont atteint 58,2 milliards au quatrième trimestre dans la gestion de patrimoine et 27,6 milliards dans la gestion d'actifs. Toutefois, UBS fait état d'une amélioration de la situation en janvier dans ses deux divisions.

Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une perte annuelle de 17,23 milliards de francs et de 5,9 milliards au quatrième trimestre.

Les sorties nettes dans la gestion de fortune étaient attendues à 16 milliards au dernier trimestre et à 81 milliards sur l'année. La gestion d'actifs était attendue avec des sorties de 22 milliards sur le trimestre et de 97 milliards sur l'année.

UBS va supprimer plusieurs emplois dans sa banque d'investissement ramenant le nombre d'effectifs y opérant à 15.000 postes d'ici la fin de l'année, espérant ainsi retrouver le seuil de rentabilité, selon les déclarations du directeur Jerker Johansson pour qui c'est la «priorité numéro une».

UBS, qui a créé deux nouvelles divisions, soit Wealth Management & Swiss Bank ainsi que Wealth Management Americas, estime en outre que la situation des marchés financiers demeure fragile et que les flux de trésorerie des entreprises et des ménages continuent de se détériorer.

A lire aussi