BNP Paribas se contentera de 10 % de l’assurance belge de Fortis

le 30/01/2009

BNP Paribas se contentera de 10 % de l’assurance belge de Fortis

Les autorités belges, BNP Paribas et Fortis se sont entendus vendredi sur des révisions concernant le démembrement de ce dernier, afin de convaincre les investisseurs de Fortis, mécontents des conditions fixées initialement, d'accepter l'accord.

Le gouvernement belge, qui a annoncé l'accord aux premières heures de vendredi, espère que les modifications apportées permettront de tourner la page de la débâcle de Fortis, qui avait conduit à la chute du précédent gouvernement belge le mois dernier.

BNP Paribas a accepté en octobre de racheter 75% de Fortis Bank Belgium et la totalité de Fortis Insurance Belgium, laissant à Fortis seulement ses activités d'assurances internationales et une part majoritaire dans un portefeuille de produits de crédits.

Cependant, cette transaction, ainsi que le rachat par les Pays-Bas de toutes les activités néerlandaises de Fortis, a été contestée en justice avec succès par les actionnaires de Fortis. Une cour d'appel de Bruxellse a décidé que les actionnaires auraient leur mot à dire.

En vertu des nouvelles conditions ayant fait l'objet d'un accord, Fortis Holding conservera 90% de ses activités d'assurances en Belgique, et BNP Paribas en acquerra 10%, pour la somme de 550 millions d'euros.

La banque française devait initialement acquérir la totalité de l’activité d’assurance de Fortis en Belgique pour 5,5 milliards d’euros. BNP Paribas doit toujours acheter en titres 75 % de l’activité bancaire, pour un montant de 3,58 milliards d’euros. L’Etat belge conservera 25 % de Fortis Bank NV et recevra environ 121 millions de titres BNP Paribas.

Les intérêts de Fortis Holding dans les produits de crédits structurés, que l'on désigne généralement comme des avoirs toxiques, seront limités à un milliard d'euros. L'Etat belge fournira une garantie de cinq milliards d'euros pour ce portefeuille d’avoirs toxiques, au sein duquel BNP Paribas détiendra une participation de 12 %.

Il s’agit selon le Premier ministre belge Herman Van Rompuy d’un «projet industriel crédible» désormais proposé aux actionnaires de Fortis. Ils seront appelés à se prononcer le 11 février.

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