Dossier

Faut-il croire au retour de la titrisation?

Faut-il croire au retour de la titrisation?

Vouée aux gémonies au début de la crise financière en 2007, la titrisation apparaît à présent comme une voie de recours pour la relance du crédit. En Europe notamment, de la Commission européenne à la BCE en passant par la Banque d'Angleterre, les propositions se sont multipliées pour revoir le traitement réglementaire de ce dispositif, les règles actuelles étant jugées trop pénalisantes. Après une gestation de plusieurs mois entre instances européennes, un accord sur la réforme de la titrisation pour les opérations dites simples, transparentes et standardisées (STS) a été conclu entre la Commission, le Conseil des ministres et les Parlementaires européens, le 30 mai 2017.

Les eurodéputés ont lâché du lest sur les exigences de rétention du risque par les banques pour obtenir des concessions sur la transparence du marché. Avant d’être définitivement adopté, l’accord doit encore être validé par les Etats membres, puis être voté par le Parlement.

La réforme a été initiée en 2015 par la Commission pour relancer le marché. Alors que les professionnels n’ont eu de cesse de pointer la lourdeur de la réglementation mise en place après 2007, l’institution a proposé de réduire les contraintes en capital imposées aux banques et aux assureurs qui investissent dans certaines titrisations considérées comme STS.