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Après le non au référendum, l'Italie rouvre une ère d'instabilité

Après le non au référendum, l'Italie rouvre une ère d'instabilité
(Photo DR.)

En Italie, le non au référendum constitutionnel du 4 décembre suivi de la démission de Matteo Renzi, président du Conseil, rouvre une page incertaine pour le pays et fait craindre une nouvelle déstabilisation financière en zone euro.

Alors qu'un nouveau gouvernement, technique ou de transition, se négociait entre les grands partis politiques dans les heures qui ont suivi le résultat du scrutin, le populiste Beppe Grillo, à la tête du Mouvement 5 étoiles, a appellé à des élections générales anticipées, le calendrier institutionnel ne les prévoyant qu'en février 2018.  Selon certains experts, le prochain pouvoir s'attèlera à une nouvelle réforme électorale afin de contenir la montée des mouvances extrêmistes dans les urnes.

Outre la faiblesse chronique de sa croissance économique,  l'Italie mène depuis plusiseurs mois d'importantes réformes dont certaines sont déjà engagées mais doivent encore être mises en pratique (réformes du marché du travail ...). L'autre source de fragilité du pays tient à l'état de ses banques dont les bilans sont grevés par d'importantes créances douteuses (20%) et dont l'assainissement se chiffre en dizaines de milliards d'euros. 

Parmi elles, Monte dei Paschi di Siena (MPS) connait une situation inquiétante.  Après l'annonce d'un ambitieux plan de résolution cet été (titrisation de créances douteuses, augmentation de capital), l’ancien ministre de l’Industrie et patron d’Intesa Sanpaolo, Corrado Passera, travaillerait à une solution alternative de sauvetage impliquant notamment Warburg Pincus. De leur côté, quatre petites banques nationalisées attendent leur repreneur.