Dossier

Le retour de l’Opep

Le retour de l’Opep

L’accord obtenu à Vienne par les pays membres de l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole), le 30 novembre, a momentanément propulsé les cours de l’or noir au-dessus du seuil symbolique de 50 dollars le baril lors de l’annonce. Un cycle de 2 ans et demi de baise quasi continu des prix de l’or noir pourrait cette fois s’achever.

Pour autant, les questions restent nombreuses. L’accord sera-t-il respecté par tous ses signataires et s’inscrira-t-il dans la durée ? Quelle en est la réalité certains pays membres ayant proposé de calculer leur « réduction » de production par rapport à des pics atteint dans les mois précédents ? A cet égard la redistribution du quota de l’Indonésie, exclue du club, ne peut que brouiller les pistes.

De plus, la volonté de retour du Nigeria et de la Libye dans le jeu pétrolier risque d’affadir les effets de la limitation de la production des autres producteurs.

Enfin, le redressement des cours du brut, va très probablement susciter la convoitise des producteurs américains de pétrole non conventionnel qui, même s’ils sont moins nombreux qu’en 2013, ont les pieds dans les starting blocks.

En attendant, le renchérissement des cours aggravé par la hausse du dollar qui se dessine depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, risque de peser sur la demande de pétrole de nombre de pays à commencer par les émergents. Dans ces conditions, la question de la surproduction risque de se reposer à plus ou moins brève échéance.