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Le Brexit ouvre une ère d’incertitudes

Le Brexit ouvre une ère d’incertitudes
(Fotolia)

La décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, lors du référendum historique de jeudi 23 juin, ouvre une ère de profondes incertitudes au Royaume-Uni, sur le Vieux continent mais aussi pour l'équilibre économique international. Après quelques semaines de suspens, le nouveau premier ministre britannique, Theresa May, a fixé à mars 2017 l'activation de l'article 50 du Traité sur l'Union européenne, seul article encadrant la sortie d'un pays hors de l'UE. Les liens économiques, financiers et politiques entre Londres et Bruxelles vont devoir être repensés.

Selon l'article 50,  le divorce entre l'UE et le Royaume Uni ne sera effectif qu'après un délai de deux ans, période durant laquelle les deux parties devront négocier les nouvelles règles de leurs relations futures. L'un des point centraux concernera la perte probable du passeport paneuropéen que la Grande-Bretagne, devenue pays tiers, risque de perdre.

Quelles seront les conclusions de ces  négociations difficiles ? Les marchés auront-ils la patience d'en attendre calmement l'issue ? En attendant les grands investisseurs s'interrogent sur l'opportunité de maintenir tout ou partie de leurs intérêts sur le sol britannique. Certaines grandes banques comme HSBC ou JP Morgan ont laissé entendre, dès avant le résultat du référendum, qu'elles se délocaliseraient en cas de Brexit. Dès lors l'étoile de la City, pilier de l'économie de services britannique, va-t-elle continuer à briller autant à l'avenir? Les places financières des Etats membres de l'UE sauront-elles en tirer profit? Autant de questions qui vont se jouer dans les mois et années qui viennent. 

L'inquiétude des dirigeants européens porte sur le risque d'effet domino, certains Etats membres pouvant être tentés de jouer la carte du référendum, ne serait-ce que pour obtenir certaines concessions. D'autres voies s'élève pour, au contraire, affirmer le souhait de rester dans l'UE, à l'instar de l'Ecosse qui menace ainsi l'intégrité territoriale britannique.