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La BCE cherche la formule magique

La BCE cherche la formule magique
(© ECB/Robert Metsch)

Jusqu'où ira l'inventivité de la Banque centrale européenne (BCE) dans ses mesures de soutien aux Etats européens ? Alors que le taux d'inflation peine à atteindre les niveaux attendus (+0,5% en octobre en rythme annuel selon les chiffres d'Eurostat) la BCE est contrainte d'innover avec des instruments de politique monétaire jamais testés jusque-là sur le continent. 

En mars dernier, l'institution a lancé un programme de rachat de dette d’entreprises. Jusqu'en mars 2017, elle a prévu de racheter des titres des entreprises de la zone euro notés investment grade. Cette innovation s'accompagne de la poursuite de sa politique de rachat de dette publique annoncée en janvier 2015, mais elle aussi modifiée puisque le montant mensuel a également été revu à la hausse, à 80 milliards d'euros (elle aura racheté 1.740 milliards d'euros de dette souveraine à la fin supposée du programme en mars 2017). Le taux de dépôt des banques a quant à lui été abaissé à -0,4%.

Lors de la dernière réunion des gouverneurs qui s'est tenue le 20 octobre, Mario Draghi a renvoyé toute décision à la prochaine réunion du 8 décembre. Plusieurs hypothèses circulent quant à la suite du programme. La plus plausible est celle d'une poursuite des rachats au-delà du mois de mars, hypothèse "quasi-certaine", estime Reuters citant plusieurs sources de banques centrales.