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Le private equity ne perd rien de son dynamisme

Private equity
Private equity
(© Fotolia)

Le private equity reste un marché dynamique en France. Mais il est aujourd'hui concurrencé par des nouveaux acteurs et entre dans une ère de profonds changements.

La France représente aujourd'hui le 2e marché européen du capital-investissement pour les montants investis. Environ 1 650 entreprises ont été financées par ce type de structures en 2015 selon les chiffres de l'Afic, ce qui place la France au deuxième rang mondial derrière les Etats-Unis en nombre d'entreprises financées.

Le marché du capital-investissement français est passé de 876 millions d'euros investis en 1996 à 10,7 milliards€ d'euros en 2015, selon l'Afic. Porté par cette croissance, le private equity français ne s'arrêtera pas en si bonne voie. Aujourd'hui, la nécessité pour les banques de maitriser leur exposition, combinée à la forte volatilité des marchés financiers, donnent à l’industrie du private equity une responsabilité accrue dans le financement des entreprises. Aussi, le rôle du private equity comme source de financement des sociétés non cotées est appelé à grandir.

Le private equity, bien qu'ayant souffert de la crise (et tout particulièrement le segment du LBO avec son recours au financement par l’emprunt) demeure un secteur financier solide. Cette force repose notamment sur l'implication des fonds de capital investissement dans la gouvernance des entreprises et leur développement stratégique.

Il faut noter que le développement du private equity s'accompagne d'une baisse des rendements. Les fonds d'infrastructure, par exemple, chassent désormais sur les terres du private equity tandis que les acteurs du capital investissement, eux-mêmes, abaissent graduellement leurs exigences de rendement face à la concurrence de ces fonds en se tournant vers des placements moins risqués.