Dossier

La COP 21 met la finance à l'heure du climat

La COP 21 met la finance à l'heure du climat

La France a accueilli en 2015 la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21, Ccnucc). Cette grand-messe onusienne, qui s'est tenue du 30 novembre au 11 décembre au Bourget, a réuni près de 150 chefs d’Etat et de gouvernements et plus de 40.000 participants dont près de 3.000 journalistes. Elle s'est soldée par un accord jugé généralement positif , voire historique, s'agissant des grands objectifs : maintenir la hausse de la température bien en dessous de 2° C d'ici à la fin du siècle (l'objectif de 1,5°C étant même mentionné), étendre l'accord à la quasi totalité de la planète. Mais certains ont souligné les points inaboutis comme le caractère inégalement contraignant des dispositions de l'accord ou le flou persistant sur la pérennité des financements qui doivent être apportés aux pays en développement à l'avenir. 

Paris, après d’autres grandes capitales hôtes, a dû surmonter les égoïsmes nationaux pour faire émerger un consensus entre les 196 pays présents. Les lourds enjeux des négociations climatiques, qu’il s’agisse des intérêts énergétiques, des questions de sécurité et de migration, voire de souveraineté politique, exacerbent les divisions.

La lutte contre les déréglements climatiques ne reposait à ce stade que par le protocole de Kyoto (1997) aux ambitions limitées et n'engageant qu'une poignée de pays riches. Contrairement à ce protocole, la démarche qui a été mise en oeuvre à Paris s'est appuyée sur les propositions de contribution de chaque Etat à la lutte contre les déréglements, au lieu de partir d'un projet global commun dans lequel chaque Etat aurait été invité à rentrer.