Dossier

Les sociétés de gestion françaises au défi de l'international

Les sociétés de gestion françaises au défi de l'international

Dans un contexte de ralentissement du développement du marché français de la gestion d'actifs, les acteurs du métier cherchent des relais de croissance à l'international. Si dans un premier temps seuls les poids-lourds du secteur se lançaient, une nouvelle phase s'est ouverte avec des initiatives de sociétés indépendantes. Elles font progressivement enregistrer leurs fonds sur tous les grands marchés européens, voire ouvrent des bureaux à l'étranger et prospectent hors d'Europe. Des stratégies qui nécessitent le recours à de nouvelles infrastructures de distribution.

Dans ce contexte, les évolutions réglementaires ont accompagné ce mouvement. Mise en oeuvre en juillet 2011 dans l'ensemble des pays de l'Union européenne, la directive Ucits IV, a fludifié les procédures de distribution transfrontalière des OPCVM. Entre le passeport sociétés de gestion, les fonds maîtres-nourriciers, l'autorisation de réaliser des fusions transfrontalières de fonds et l'amélioration des modes de relation entre les régulateurs, le contexte réglementaire favorise l'établissement d'un marché unique des OPCVM.

De même, la directive AIFM, mise en oeuvre en juillet 2013, doit permettre l'émergence d'un véritable marché unique européen des fonds alternatifs, au bénéfice des gérants de hedge funds, mais aussi de fonds immobiliers, de private equity ou d'infrastructures.