Dossier

Lendemain de fête pour l'immobilier

Lendemain de fête pour l'immobilier

Le contexte économique difficile en France et en zone euro a fini par peser sur le marché de l'immobilier de bureau francilien. La demande placée a chuté de 27% au premier trimestre 2015, à ses plus bas niveaux depuis 2009. Sur les douze mois glissants achevés fin février 2015, le volume des transactions dans la région Ile-de-France s'est ainsi replié de 1,8% par rapport aux douze mois achevés fin novembre 2014 et de 1,4% par rapport à fin janvier, selon les chiffres de BNP Paribas Real Estate. 

En 2012, le ralentissement économique et la disparition d'avantages fiscaux avaient pesé sur l'investissement en immobilier de bureaux en Ile-de-France, avec une baisse de 13% des montants investis par rapport à 2011, selon les données de Cushman & Wakefield. En 2011, ils ont ainsi atteint 11 milliards d'euros pour représenter environ 75% des 14,9 milliards engagés en France.

2012 a aussi été marquée par la montée en puissance des investisseurs étrangers, essentiellement les fonds souverains qatari, norvégien ou chinois qui ont alimenté les plus grandes opérations. A l'origine de 19 transactions supérieures à 100 millions d'euros en 2012, les non-résidents pèsent désormais pour 43% des montants investis contre 38% l'année précédente. Malgré tout, le marché reste encore dominé par les investisseurs français principalement les assureurs, caisses de retraite et SCPI.

Par ailleurs, sur le marché de la location de bureaux, quelque 2,38 millions de m2 ont été loués en Ile-de-France en 2012 soit un repli de 3% par rapport à 2011, selon les chiffres de BNP Paribas Real Estate et Immostat-IPD. Le recul de la demande s'explique par le fléchissement du segment des petites et moyennes surfaces et la diminution du nombre de transactions, en partie compensés par des grandes transactions de qualité.

La baisse des transactions a été très marquée à Paris. Le quartier de la Défense avec un parc vieillissant a toujours du mal à attirer les grands utilisateurs. Le taux de vacance supérieur à 10% en 2012, devrait se maintenir à ce niveau cette année.

Dans ce contexte, de nombreuses foncières cotées ont lancé des opérations de refinancement et certaines ont choisi la voie du rapprochement avec des partenaires.