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Les grands groupes basculent massivement dans la lutte contre le réchauffement

le 26/10/2017

Philippe Mudry

Philippe Mudry

La lutte contre le réchauffement climatique devient pour les grands groupes mondiaux une « ardente obligation ».

L’étude annuelle de l'ONG Carbon Disclosure Project montre que les leaders français ne sont pas à la traîne.

L’ONG a interrogé plus de 1.800 géants mondiaux qui pèsent à eux tous 12% des émissions de gaz à effet de serre.

Leur comportement sera critique dans la manière dont le phénomène sera jugulé, et notamment respectée la trajectoire fixée par l’Accord de Paris visant à maintenir le réchauffement sous 2 degrés.

Les chiffres illustrent une prise de conscience désormais universelle. 89% des répondants se donnent des objectifs de réduction de leurs émissions pour 2017, 4 points de plus qu’en 2016, et 68% à l’horizon 2020 et au-delà, contre 55% en 2016.

Surtout 20% des sociétés de l’échantillon s’assignent des objectifs pour 2030 et au-delà, soit un doublement en un an.

On sent là la pression croissante des investisseurs qui exigent la fixation d’objectifs précis par les conseils d’administration et la transparence sur le sujet.

Celle-ci doit encore progresser cependant, comme le montre le fait que 40% de l’échantillon interrogé n’a pas répondu à l’enquête.

En France en tout cas, les grands groupes se mobilisent. Il est vrai que la volonté politique est forte comme en témoigne l’objectif fixé par la loi de transition énergétique pour 2030, soit 100 euros la tonne de carbone.

Sept d’entre eux figurent parmi les 112 entreprises mondiales notée A cette année : Atos, Kering, Klépierre, L'Oréal, Schneider Electric, Sopra Steria et Suez.

Avec mention spéciale à L’Oréal, seule au monde, avec Unilever, à cumuler en plus une note A sur les problématiques de l’eau et de la déforestation.

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