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L’Europe et la Chine prêts à faire pièce à Washington sur le climat

le 01/06/2017

Philippe Mudry

Donald Trump, tout le laisse prévoir, dira dans peu de jours si les Etats-Unis retirent leur soutien à l’accord de Paris sur le climat. L’Union européenne et la Chine, partisans de l’accord, entendent lui couper l’herbe sous le pied.

Demain vendredi devrait être annoncée une initiative commune entre ces deux régions économiques majeures pour relancer la lutte contre le réchauffement.

Cet engagement devrait être annoncé à Bruxelles lors d’un sommet euro-chinois, en présence du Premier ministre Li Keqiang dont la patrie est premier producteur mondial de dioxyde de carbone.

L’objectif de ce geste est d’éviter qu’un retrait de l’accord des Etats-Unis, deuxième producteur de CO2, ne dissuade nombre de pays émergents grands pollueurs de l’appliquer.

Car la question du financement de la lutte contre le réchauffement climatique reste ouverte. Elle a été renvoyée à la COP 24 en 2018 .

D’ici là, l’administration Trump a déjà décidé de réduire la participation américaine aux programmes multilatéraux sur le sujet.

Pour l’Union européenne et la Chine, il s’agit donc d’éviter une démobilisation chez les émergents qui attendent du monde développé qu’il les aide à supporter les coûts de la transition.

Une question-clé demeure à ce propos l’organisation d’un marché capable de fixer des prix crédibles du carbone, pour l’instant à des niveaux très faibles.

L’Europe, qui possède le premier marché mondial du genre, devrait aider la Chine à en monter un, croit savoir le Financial Times.

Pour donner une idée du chemin qu’il faut parcourir, un rapport important de la Banque mondiale évoque un prix-cible de 40 à 80 dollars la tonne d’ici à 2020 puis de 50 à 100 dollars d’ici à 2030, contre moins de 6 aujourd’hui.

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