La chronique de l'actualité

Les Chinois toujours plus friands d’immobilier occidental

le 01/03/2017

Philippe Mudry

Si vous connaissez Londres, vous ne pouvez pas ne pas connaître la « rape à fromage » : c’est ainsi que les londoniens ont baptisé un immeuble de bureau fort haut et peu gracieux qui ressemble en effet à l’ustensile de cuisine.

S’il est dans l’actualité, c’est qu’il pourrait être vendu à un investisseur chinois, CC Land, dans une transaction très significative pour la capitale britannique et au-delà.

Si elle se réalise, elle pourrait se monter à 1 milliard de livres soit 1,2 milliard de dollars. Elle serait d’abord une preuve que l’immobilier londonien demeure attrayant, Brexit ou pas.

Et elle montrerait aussi qu’en dépit des pressions de Pékin pour freiner les sorties de capitaux, les investisseurs chinois demeurent friands de biens immobiliers occidentaux exceptionnels.

En 2016, selon les chiffres du spécialiste JLL (ex Jones Lang LaSalle), leurs investissements ont atteint 33 milliards de dollars à travers le monde. Il suffit de rappeler qu’ils étaient quasi nuls en 2009 et proches de 4 milliards en 2012 pour donner une idée de leur météorique ascension.

Sur ce montant, les Etats-Unis se taillent la part du lion, à plus de 14 milliards. Encore ce chiffre n’inclut-il pas les achats par des particuliers de résidences dans ce pays. Ils y représentaient un quart des achats de maisons par des étrangers en 2015/2016 selon les derniers chiffres connus.

C’est dire si le niveau à venir de la demande chinoise importe pour nombre de marchés occidentaux.

En France d’ailleurs, sauf changement politique radical, la question ne sera pas indifférente non plus.

 Déjà très active en 2016 et menacée d’une pénurie de biens de qualité en 2017, l’Ile-de-France devrait être un des marchés chauds de l’année.

Sur le même sujet

A lire aussi