Carmignac a retrouvé de l’élan fin 2020

le 20/01/2021 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Carmignac, place Vendôme à Paris
(RK.)

Ouf de soulagement Place Vendôme. Carmignac a mis fin à trois années de décollecte, avec un dernier trimestre 2020 dans le vert. La firme d'Edouard Carmignac, qui présentait à la presse ce 20 janvier ses vues macroéconomiques pour l'année 2021, a toutefois dévoilé une collecte annuelle négative, à -1,9 milliard.

L'exercice 2020 aurait dû être celui du « redressement » de la société, selon les mots de son fondateur prononcés il y a un an. Mais la crise du Covid et son impact initial sur les marchés auront retardé ce retour en grâce. Les trois premiers trimestres ont enregistré des collectes négatives, avec -1,54 milliard euros fin mars, puis environ -300 millions fin juin et fin septembre. Toutefois, porté par les bons résultats de ses principaux fonds, la maison aura collecté près de 240 millions d'euros au dernier trimestre.

Ce retour des investisseurs met fin à une série de flux négatifs qui avait démarré à l'été 2017. La société, alors assise sur 60 milliards d'euros d'encours, avait vu cette année-là partir 3,4 milliards d'euros au second semestre, puis neuf milliards en 2018, et presque dix milliards en 2019. A l'issue de cette hémorragie, les encours sous gestion atteignaient un point bas de 35 milliards d'euros. Ils ressortent désormais à 37 milliards d'euros, portés quasi-exclusivement par l'effet marché.

Côté prévisions pour 2021, l’économiste en chef de Carmignac, Raphaël Gallardo, s'attend à un premier trimestre difficile, dans la continuité de l'année qui s'est écoulée, le rebond économique devant se matérialiser dès les deuxième et troisième trimestres.

Il reste attentif au niveau d'endettement des Etats, et particulièrement aux Etats-Unis, car un excès de dette pourrait ouvrir la voie à des forces déflationnistes. Les investisseurs devront, selon lui, regarder de près les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, pour savoir si le gouvernement Biden restera capable de maintenir un déficit à deux chiffres.

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