BlackRock condamne le saccage de ses locaux en France

le 10/02/2020 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

BlackRock condamne le saccage de ses locaux en France
(Compte twitter : @Youth4Climatefr-credit photo:Théophile Puillot-Chevara)

Les locaux de BlackRock France, situés rue du 4 Septembre à Paris, ont été saccagés ce lundi matin par des militants. L'information a été relayée par des vidéos et différents posts sur Twitter.

C'est la deuxième fois que des opposants à BlackRock entrent dans le siège parisien du gérant d'actifs américain. La dernière fois, seulement le bas de l'immeuble avait été envahi sans réels dégâts matériels par des syndicalistes qui protestaient contre la réforme des retraites. Cette fois, les manifestants sont entrés dans les bureaux du premier gestionnaire d'actifs au monde. L'immeuble est occupé par diverses entreprises.

Différents symboles anarchistes sont visibles sur les murs et la moquette de l'entreprise. Les manifestants scandaient « BlackRock assassin » et sont sortis de l'immeuble en chantant « Anticapitaliste hahaha ». L'action est revendiquée sur Twitter notamment par PeupleRevolte et Youth For Climate (les jeunes pour le climat). Ils avaient d'abord appelé à une action coup de poing contre un centre commercial à la Défense. Dans un communiqué, ils écrivent que « ceci n’est que la première action d’une série pour mettre hors service ce qui exploite les humains et le vivant ».

Aucun des salariés de BlackRock n'a apparemment été agressé physiquement et l'activité semble avoir repris en partie cet après-midi.

BlackRock a condamné « avec la plus grande fermeté l’intrusion violente et les actes de vandalisme dans nos locaux ce matin. Ces actes, tout comme les tentatives d’intimidation à l’encontre de nos collaborateurs depuis plusieurs semaines, sont inacceptables et intolérables ».

Dix-sept personnes, dont quatre mineurs, ont été interpellées pour participation à une manifestation non déclarée, dégradation et violences volontaires commises à l'encontre de la responsable de la sécurité du site, selon une source policière citée par l'AFP.

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